Vue des manifestants ce samedi 7 février 2026 au parc de la Gare pour réclamant la clause grand père après la suppression du PEQ par Québec (Photo - Courtoisie AGECAR de l'UQAR)
Le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), aboli au courant de l’année 2025, continue de faire parler de lui. Samedi à Rimouski, en réponse à l’appel national du mouvement « Québec, c’est nous aussi », plus de 200 personnes, pour la plupart des victimes de cette décision gouvernementale se sont mobilisées en après-midi au parc de la Gare pour dénoncer la suppression de ce programme.
Vue des manifestants ce samedi 7 février 2026 au parc de la Gare pour dénoncer la suppression du PEQ par Québec (Photo - Courtoisie AGECAR de l'UQAR)
Ils se sont regroupés à l’initiative de l’AGECAR (l’Association générale étudiante du campus à Rimouski de l’UQAR), du Centre des travailleuses et travailleurs immigrants et du Conseil central du Bas-Saint-Laurent.
Ils demandent tout simplement au gouvernement de revenir sur sa décision ou, à tout le moins, d’accorder une « clause de grand-père » à tous ceux qui se trouvaient sur le territoire québécois avant l’abolition du programme.
Voici les explications de Patrick Landry, responsable aux affaires sociopolitiques de l’AGECAR :
Patrick Landry explique pourquoi ils manifestent
Les organisateurs dénoncent une attitude du gouvernement qui s'apparente à un rejet, alors que ce programme a été présenté, dès le départ, comme une porte d’intégration à long terme pour de nombreux étudiants.
Refuser de leur permettre d’aller jusqu’au bout du processus pour obtenir la résidence permanente est inacceptable, selon Patrick Landry.
« En tant qu'étudiant international, on a quitté nos familles pour venir apprendre, pas pour être rejeté. On nous a fait une promesse et le fait de ne pas la respecter, nous fait vivre beaucoup d'incertitudes face à l'avenir » a réagit pour sa part Amadou Bebel Diallo, étudiant au baccalauréat en génie civil de l'UQAR.
Les manifestants étaient appuyés par divers groupes communautaires, et des élus municipaux dont la présence effective sur les lieux du président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent M. Bruno Paradis.
Bruno Paradis, Préfet de La Mitis et Président de la TREMBSL a réaffirmé le soutien des élus municipaux aux réclamations des étudiants lors de cette manifestations.
Liette Ross, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN, a également dénoncé la gestion qui est faite de ce dossier par le gouvernement, parlant de l'hypocrisie politique.
Cité dans un communiqué de l'AGECAR - UQAR, elle affirme que « les gouvernements jouent du violon aux personnes de partout sur la planète en leur demandant de venir nous prêter main-forte dans nos usines, nos services publics et nos "shops", avec la promesse qu’elles pourraient rester ».
« En fermant le PEQ, la CAQ brise sa parole et change les règles du jeu en cours de partie. Le ministre doit cesser de blâmer Ottawa pour ses propres bévues. Le PEQ est une création du Québec, abolie par le Québec; c’est donc à Québec de résoudre le problème. Si le retour du PEQ demeure l’idéal, nous exigeons minimalement l'application immédiate d'une clause grand-père pour ne pas sacrifier ceux qui sont déjà ici. » a-t-elle indiqué