Des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent affichant le cœur bleu (C) Photo -Courtoisie TREMBSL
La Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) se joint à l'initiative de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) en affichant fièrement un cœur bleu en soutien aux personnes immigrantes établies au Québec.
Dans un communiqué, l’organisme demande au gouvernement du Québec de mettre en place une clause de droits acquis pour les « orphelins » du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Au gouvernement du Canada, il réclame la mise en place d’une clause de droits acquis pour les travailleuses et travailleurs du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) déjà au pays.
Sur ce dernier point, la Table exige notamment des mesures transitoires claires et flexibles permettant aux entreprises de conserver leur main-d’œuvre étrangère déjà en poste et d’en recruter lorsque les besoins sont critiques. Elle demande également le rétablissement du processus de traitement simplifié et des solutions réellement adaptées aux besoins des PME québécoises.
Une résolution pour réitérer ses positions
Lors d'un appel solennel au dernier trimestre 2025, les élus municipaux du Bas-Saint-Laurent avaient déjà demandé aux deux paliers de gouvernement de maintenir les conditions actuelles du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) et d’octroyer un droit acquis pour les personnes disposant d’un permis de travail ou d’études répondant aux critères d’admissibilité du PEQ pour accéder à la résidence permanente.
Par une résolution adoptée ce jeudi 5 février 2026, les élus réitèrent cet appel aux gouvernements provincial et fédéral afin qu'ils agissent de manière équitable et responsable envers ces personnes et leurs communautés d'accueil.
La TREMBSL rappelle que 600 entreprises bas-laurentiennes œuvrant dans des secteurs stratégiques (manufacturier, construction, foresterie, agriculture, transport, transformation alimentaire, santé et tourisme) ont recours au PTET.
C’est la preuve que l'immigration contribue directement à la vitalité des territoires bas-laurentiens, tant pour l'équilibre démographique et le maintien des services de proximité que pour la réponse aux besoins de main-d’œuvre, la diversification économique et le renforcement du tissu social.
« Notre position est forte et unanime ! Nous ne comprenons pas l’entêtement de nos gouvernements. Ces décisions manquent non seulement d’humanité et d’équité, mais elles nuisent en plus au développement de notre région », a commenté Bruno Paradis, préfet de la MRC de La Mitis et président de la TREMBSL.