Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia (C) Alphonse LOGO


C’est à compter de ce samedi 17 janvier que l’urgence de l’Hôpital de Mont-Joli fermera ses portes quatre heures plus tôt les fins de semaine, faute de médecins disponibles. Cette décision, prise par le CISSS du Bas-Saint-Laurent pour une durée indéterminée, ramène l'heure de fermeture à 16 h au lieu de 20 h.

Pour le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, cette mesure n’est malheureusement pas sans précédent, une situation similaire s’étant produite au début de l’année 2025.

Le député vient d'adresser une lettre à la ministre responsable de la Santé, Sonia Bélanger, pour solliciter son appui. Il demande que l’urgence de Mont-Joli soit considérée prioritairement lors de l’évaluation des demandes d’affectation de médecins dépanneurs.

Monsieur Bérubé soutient qu'il s'agit d'un service de proximité essentiel pour les citoyens de La Mitis.

« La fermeture anticipée génère systématiquement un report vers Rimouski ajoutant de la pression sur les équipes en place et nuisant considérablement à l’accès aux soins de santé pour les citoyens de La Mitis. » a-t-il soutenu, rappelant par ailleurs à la ministre, ses origines mitissiennes.

Pascal Bérubé se dit préoccupé par la fermeture du service des urgences de l'hôpital de Mont-Joli 4h plus tôt que d'habitude les fins de semaine (soit 16h au lieu de 20h), faute de médecins disponibles.

Eviter que la diminution d’accès aux soins de santé devienne la norme

Le député souligne que la réduction des services de santé ne doit pas devenir une norme.

Avant de prendre cette décision, le CISSS du Bas-Saint-Laurent aurait effectué une demande de dépannage médical, laquelle lui a été refusée.

Le comité responsable aurait justifié ce refus en affirmant que « le type d’urgence comme celle de Mont-Joli n’est pas considéré comme prioritaire par le comité ».

Pascal Bérubé rappelle pourtant que « l’Urgence de Mont-Joli a un volume de fréquentation très élevé ».

« La diminution répétée des heures d’ouverture représente une barrière de plus à l’accès aux soins dans notre région », insiste-t-il, tout en indiquant que cette dernière ne doit pas devenir une norme.

En plus de réclamer l'intervention immédiate de la ministre pour rétablir l'horaire complet, il l'invite à collaborer à l’élaboration d’un mécanisme permettant aux urgences de proximité, comme celle de Mont-Joli, de bénéficier d’une meilleure admissibilité au programme de dépannage médical.