Les élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (Photo Com TREMBSL)
Le lundi 23 février dernier, le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, a annoncé une réforme du régime forestier dans le but de soutenir l'industrie face à une crise majeure accentuée par les tarifs douaniers américains de 45 %.
Comme mesures annoncées dans cette réforme, on note entre autres, l'abolition de la redevance annuelle, en vigueur depuis la réforme de 2013, la fin du système d'enchères applicable à une partie des volumes de bois, vu comme un mécanisme alourdissant les coûts et le fardeau administratif des entreprises sans atteindre pleinement ses objectifs initiaux.
Puis il y a l’annonce de projets pilotes à venir pour expérimenter de nouvelles approches en gestion forestière, sans compter les initiatives visant à encourager la transformation locale et la diversification des marchés afin de réduire la dépendance au marché américain.
Réaction de la TREMBSL
Réunis à Rimouski, les membres de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent ont exprimé des réserves face aux modifications annoncées.
Convenant que l’abolition de la redevance annuelle viendra alléger la charge financière de l’industrie à court terme, à condition que cette mesure entre en vigueur sans délai, ils regrettent toutefois que les changements annoncés n’apportent pas de réponses structurantes aux défis de la filière forestière.
Dans un communiqué publié ce vendredi, les élus municipaux du Bas-Saint-Laurent expriment leurs inquiétudes quant aux effets indésirables que risquent de causer ces mesures sur la rentabilité des activités en forêt privée.
De plus, soutient la Table régionale des élus municipaux du BSL, en annonçant le lancement d’un appel à projets pilotes sur cinq ans pour alimenter la réforme forestière, le ministre confirme qu’il repousse de quelques années la modernisation du régime forestier québécois.
Au Bas-Saint-Laurent, le territoire forestier compte 45 % de tenure privée et 55 % de tenure publique.
La vitalité des communautés forestières en région dépend d’une valorisation et d’un traitement équitable entre les deux tenures. Pour Serge Pelletier, préfet de la MRC du Témiscouata et membre de la TREMBSL, le message du gouvernement ne montre pas cette réalité.
Il invite le ministre à bonifier ses amendements avec des mesures qui fourniront des opportunités aux producteurs privés.