Maïté Blanchette Vézina, députée indépendante de Rimouski (C) Alphonse LOGO
La députée indépendante de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, a procédé aujourd'hui au dépôt du projet de loi n° 592, Loi sur la régionalisation de l'immigration.
Il vise à reconnaître formellement le rôle des régions dans la planification, l'accueil et l'intégration des personnes immigrantes.
Rédigé en collaboration avec le Parti conservateur du Québec, ce projet vient ainsi répondre à la réclamation des régions qui veulent depuis de nombreuses années, une approche plus adaptée à leurs réalités démographiques, économiques et sociales.
Maïté Blanchette Vézina propose donc la création d'une table régionale de l'immigration dans chacune des 17 régions administratives du Québec. Celle-ci regroupera notamment des élus municipaux, des représentants des MRC, des communautés autochtones ainsi que des acteurs du milieu économique et communautaire, sous la présidence du ministre responsable de la région.
Chaque table devra élaborer dans le cadre de ce projet de loi, un plan d'immigration régional basé sur les priorités locales, les besoins sectoriels et les stratégies d'intégration propres au territoire et qui sera soumis au ministre de l'Immigration pour être pris en compte dans l'élaboration des seuils et des orientations gouvernementales.
Le projet de loi prévoit en outre, une clause de droit acquis permettant aux personnes immigrantes de poursuivre leur processus vers la résidence permanente selon les règles en vigueur à leur arrivée.
Une vision plus large
Maïté Blanchette Vézina soutient dans un communiqué que le projet de loi n° 592, Loi sur la régionalisation de l'immigration n’est qu’une première étape concrète vers une véritable régionalisation des pouvoirs au Québec.
Soutenant que l'immigration est le point de départ d'une vision plus large, Maïté Blanchette Vézina assure que les régions peuvent assumer davantage de responsabilités en matière d'environnement, de gestion des ressources naturelles, de santé et d'éducation.
« Les décisions doivent se prendre plus près des citoyens, là où les réalités sont vécues. Redonner des responsabilités aux régions, c'est renforcer leur autonomie, leur capacité d'innovation, de développement et leur vitalité » a-t-elle soutenu.