Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche (Photo : Alphonse LOGO)
Ce mercredi 10 juin 2026, le gouvernement du Québec a confirmé la réouverture du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Les dossiers pourront de nouveau être traités dès le 2 juillet 2026 pour tous ceux qui en feront la demande, selon le ministre François Bonnardel en charge de l'immigration.
C'est une mesure attendue par des milliers d'étudiants ou de finissants qui craignaient de ne pas pouvoir poursuivre leur vie au Québec, s'ils le désiraient en profitant des avantages que leur offrait le PEQ.
On se souvient que dans les différents mouvement de réclamation de ce retour, Ils avaient d'ailleurs reçu le soutien de l'Union des municipalités du Québec qui, dans le cadre du mouvement des Cœurs bleus, avait demandé une transition ordonnée entre le PEQ et le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ).
Cette dernière vient de réagir à la suite de l'annonce de la réouverture de ce programme par le gouvernement Frechette.
L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a salué, dans un communiqué, cette décision gouvernementale.
Une réponse aux préoccupations
Pour l'Union, cette réouverture du PEQ répond directement aux préoccupations exprimées par le milieu municipal au cours des derniers mois.
Cette réouverture accompagnée d’une clause de droits acquis claire et efficace, permet, affirme l'UMQ, « d’éviter des ruptures de parcours pour des personnes déjà engagées dans un projet d’établissement au Québec ».
« Il s’agit d’un geste concret qui reconnaît l’importance de la prévisibilité des règles et de la stabilité pour les travailleurs et travailleuses ainsi que pour les employeurs », martèle l'Union.
Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche, continue de croire que les municipalités du Québec ne peuvent pas « se priver de personnes déjà bien intégrées, qui parlent français, qui étudient, travaillent et contribuent activement à la vitalité de nos milieux ».
Cette réouverture du PEQ, a-t-il ajouté, permet d’assurer « une continuité essentielle et d’éviter des pertes de main-d’œuvre que nos communautés ne peuvent se permettre ».
L'UMQ est allée jusqu'à affirmer que les personnes immigrantes déjà intégrées au Québec font partie de la solution aux défis que vivent les communautés.
Elle conclut en assurant qu'elle poursuivra ses représentations afin que les politiques d’immigration tiennent pleinement compte des réalités régionales et soutiennent concrètement la capacité des municipalités à attirer, accueillir et retenir les talents.