Photo des différents acteurs devant le Grand Séminaire de Rimouski (Courtoisie)
En vue d'apporter une réponse concrète à la crise du logement dans la région pour les familles, les étudiants et les ménages à revenu faible ou modeste, le Grand Séminaire de Rimouski va subir une transformation majeur avec une construction de 60 logements communautaires abordables sur le terrain adjacent.
Le communiqué faisant l'annonce parle d'une transformation en un espace laïque, accessible et ancré dans la communauté.
Ce projet de requalification sera déployé par les Logements populaires du Bas-Saint-Laurent (une filiale du GRT HPE, les Habitations populaires de l’Est) et Logéco (une filiale de la FOHBGI, la Fédération des OSBL d’habitation du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles).
Les deux structures se sont mises ensemble pour acquérir ce bâtiment emblématique du paysage rimouskois, afin de partager ensuite les ressources, les expertises et les idées, et parvenir stratégiquement à cette requalification.
« Le Grand Séminaire fait partie du patrimoine collectif. Notre responsabilité, c’est de le préserver tout en lui permettant d’évoluer pour répondre aux besoins d’aujourd’hui », a assuré David Barbaza, président et directeur général de Logéco.
Il a ajouté qu'il s'agit d'un projet de reprise d'un bâtiment pour en faire « un levier » du développement de milieux de vie durables et accessibles.
L'union fait la force
Pour Nancy Belleau, directrice des Logements populaires du Bas-Saint-Laurent, ce projet est une démonstration que l'union fait la force.
Ce projet démontre, a-t-elle indiqué, « ce que nous pouvons accomplir lorsque des organisations unissent leurs forces pour répondre aux besoins en logement de nos communautés ».
Il faut relever qu'ensemble, les deux filiales détiennent dans l’Est-du-Québec près de 200 logements communautaires et 800 unités de logement en développement et en acquisition.
Dans leur vision de transformer durablement le territoire de l'Est-du-Québec, elles entendent donner au Grand Séminaire de Rimouski (lieu religieux) une nouvelle utilité sociale et en faire un milieu de vie ouvert tout en veillant à ce que la valeur symbolique du lieu soit préservée.
« Nous prévoyons le maintien des usages actuels du bâtiment, notamment les 50 espaces occupés par des professionnels dont les services sont essentiels à la population, tels que des ergothérapeutes, des psychologues et des massothérapeutes, ainsi que plus d’une trentaine de logements de courts et longs séjours. Véritable milieu de vie dynamique, ouvert et ancré dans sa communauté, le bâtiment continuera donc d’accueillir des activités et des services destinés à la collectivité », détaillent les porteurs du projet dans un communiqué.
C'est donc en complément de cette préservation historique et patrimoniale que sera développé le projet de 60 logements communautaires abordables sur le terrain adjacent. Logements populaires du Bas-Saint-Laurent et Logéco espèrent, ce faisant, apporter « une solution concrète complémentaire à la crise du logement qui touche la région ».