Photo indicative (Courtoisie)


Ce 29 avril marquait la Journée québécoise de lutte contre l’hépatite C. À cette occasion, des acteurs communautaires donnent de la voix en réclamant d'urgence une stratégie nationale.

Malgré les cibles d'élimination de l’Organisation mondiale de la Santé, s'insurge le Centre associatif polyvalent d'aide à l'hépatite C, le gouvernement du Québec est dans l'inaction.

L'organisme dénonce une situation « irresponsable » alors que ce virus mortel est aujourd'hui totalement guérissable.

« L’épidémie d’hépatite C n’est pas une fatalité : elle peut et doit être enrayée, et c’est même l’Organisation mondiale de la Santé qui nous le dit. (Mais) le gouvernement du Québec est encore aux abonnés absents par rapport aux autres juridictions canadiennes, pourtant ce virus mortel est totalement guérissable et évitable », affirme Laurence Mersilian, directrice générale du Centre associatif polyvalent d’aide à l'hépatite C (CAPAHC).

Elle précise qu'avec « une mobilisation des partenaires sur le terrain dans une action concertée », on peut l'éradiquer sur le territoire québécois.

Alors que le dépistage est aujourd'hui simplifié, la directrice générale de ce centre, Laurence Mersilian, soutient que Québec bloque l'accès à ce dépistage rapide par les intervenants communautaires, bien que ces derniers soient déjà sur le terrain pour prévenir les infections transmissibles sexuellement.

Elle rappelle qu'une seule goutte de sang prélevée au bout du doigt peut permettre de détecter les anticorps de l'hépatite C.

« Dans un contexte de crise des opioïdes et d’augmentation de la population vivant dans la précarité, plus exposée à cette épidémie, la fermeture du gouvernement est très irresponsable. Il est inexplicable que Québec ne veuille pas modifier les capacités du dépistage du VHC en s’épaulant du soutien du communautaire », a-t-elle ajouté.

Mme Mersilian soutient que donner la possibilité au milieu communautaire de réaliser ces tests permettrait non seulement de désengorger le réseau de la santé, mais aussi de rejoindre les populations les plus marginalisées, comme les personnes en situation d'itinérance ou les nouveaux arrivants, qui ignorent souvent être porteurs du virus.

Convaincu enfin, que le communautaire a les compétences et la proximité nécessaires pour agir, le Centre associatif polyvalent d'aide à l'hépatite C demande au gouvernement un soutien financier et une volonté politique réelle pour transformer ce virus en un mauvais souvenir d'ici quelques années.