Vue partielle du visuel d'annonce de la mobilisation des employés de la résidence Les Marronniers à Lévis ainsi que du Manoir Les Générations à Rimouski (Courtoisie)
Les employés de la résidence Les Marronniers à Lévis ainsi que du Manoir Les Générations à Rimouski annoncent qu'ils seront en grève à compter de ce 2 avril jusqu'au 6 avril inclusivement.
Affiliés à la CSN, ils dénoncent des offres salariales jugées « dérisoires » de la part de l’employeur, le groupe Cogir, et une tendance de leur patronat à « appauvrir les salariés ».
Cogir possède cinq résidences privées pour aînés (RPA), dont quatre dans la région de Québec et une à Rimouski. Selon un communiqué, ce qui est dénoncé par les employés des résidences en grève reflète une dynamique similaire dans les autres établissements du groupe.
Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affirme dans ce communiqué qu'ils font face à des employeurs qui « possèdent plusieurs RPA et qui proposent des augmentations dérisoires, sans réel rattrapage salarial, tout en tentant d’imposer ces conditions à l’ensemble de leurs tables de négociation. C’est un effort concerté pour affaiblir les travailleuses et travailleurs et les appauvrir davantage ».
Pour elle, « proposer des conditions qui appauvrissent les salariés est inacceptable » au moment où il y a une réelle inflation du coût de la vie, notamment en matière de logement et d’alimentation.
Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), a exprimé le soutien de la CSN et de ses conseils centraux à ces travailleuses et travailleurs des RPA de Cogir.
Elle a indiqué que « ces personnes prennent soin de nos aîné-es et contribuent à notre société. Nous n’accepterons pas qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs patrons s’enrichissent sur leur dos ».
De son côté, Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN), a ajouté : « Se tenir dehors, dans le froid, pour réclamer sa juste part, ça demande du courage. Quand l’employeur adopte une stratégie visant à vous affaiblir et à vous faire accepter des miettes, il ne reste plus qu’à dire “assez, c’est assez !” et à se tenir debout sur les lignes de piquetage ».
Elle soutient que faire la grève et se priver de revenu n’est jamais facile.
Le syndicat prévient que ce mouvement de grève pourrait s'étendre si les négociations continuent de stagner.
Pour marquer le début de cette mobilisation, un dîner de solidarité réunissant les membres du syndicat régional et leurs alliés se tiendra le jeudi 2 avril devant le Manoir Les Générations à Rimouski.