Terrain ravagé par le feu (Photo courtoisie SOPFEU)
C'est une mise en garde de la SOPFEU, la Société de protection des forêts contre le feu : « le brûlage de rebuts est une pratique à haut risque » en période estivale. Malgré des températures fraîches et des sols parfois humides, le danger est bien réel, affirme l'organisme dans un communiqué.
Depuis le début du printemps, la pratique a déjà causé 46 feux de végétation dans toute la province de Québec, alors que la moyenne annuelle est de 75. Un chiffre assez élevé qui interpelle la SOPFEU.
L'organisme reprend son refrain de prévention en rappelant, dans une publicité offensive et sans détour, que la négligence humaine est, dans une large part, la cause de ces incendies de forêt.
En réalité, avec l’arrivée du beau temps, il est habituel de constater que plusieurs citoyens procèdent au nettoyage printanier de leur terrain et disposent de leurs rebuts végétaux en les brûlant. Au lieu de brûler ces résidus de nature végétale, on peut par exemple, rappelle la SOPFEU, en faire du compost ou les déposer pour la collecte des résidus verts.
Pour les matières plus encombrantes, comme les grosses branches ou les vieux meubles, l'organisme recommande d'aller les déposer à l’écocentre de la municipalité de résidence.
La SOPFEU précise qu'avant l’apparition de la feuillaison et de la verdure, les herbes sèches, les feuilles mortes et les broussailles au sol forment un combustible hautement inflammable. Quelques heures de soleil et un peu de vent suffisent à assécher la végétation et à faire grimper rapidement le danger.
« Un feu échappé peut alors se propager sur de longues distances et menacer la forêt et les bâtiments à proximité » martèle l'organisme.
Notons qu'au printemps, les pompiers municipaux et les pompiers forestiers de la SOPFEU interviennent en moyenne sur 275 incendies affectant la forêt.