Photo indicative d'une manifestation des organismes communautaires à Rimouski (Photo FLO/Alphonse LOGO)
Au moins 46 organismes communautaires bas-laurentiens sont en grève depuis lundi, jusqu’au 2 avril prochain, dans le cadre des deux semaines de grève et d’actions du mouvement « Le communautaire à boutte ».
« Le communautaire à boutte » est une mobilisation initiée par des groupes communautaires de la Mauricie courant l’automne 2025. On annonce jusqu'à 1 000 groupes participants à cette mobilisation partout au Québec.
Ils réclament des conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du communautaire, un financement suffisant à la mission, la fin du financement précaire, une reconnaissance pleine et entière des organismes, la protection de leur autonomie et un investissement dans le modèle communautaire comme pilier stratégique.
L'AGECAR aussi en grève
Ce lundi 23 mars, l’Association générale étudiante du campus à Rimouski (AGECAR) a également annoncé être en grève contre l’austérité, conjointement avec 55 000 personnes étudiantes aux études supérieures partout au Québec. Cette grève d’une semaine, avec possibilité de reconduction, répond à l’appel de la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES).
Ils dénoncent le sous-financement chronique des universités et des cégeps québécois, ainsi que les décisions impromptues, irréfléchies et dommageables prises sous bâillon et clauses dérogatoires à l’Assemblée nationale, causant l’effritement du filet social.
L’AGECAR réclame, entre autres :
Un financement des services de santé, des organismes sociaux et du secteur communautaire ;
Une réforme et un financement des programmes de bourses, d’aide financière et des ressources qui soient à la hauteur du coût de la vie ;
L’investissement dans le logement social afin de pallier la crise du logement ;
La salarisation de tous les stages, permettant la revalorisation des milieux traditionnellement et historiquement féminins qui forment le filet social ;
Le désinvestissement des institutions dans l’industrie de l’armement et de la guerre ;
La fin de l’instrumentalisation des étudiants internationaux comme moyen de financement des universités québécoises.