Guillaume Tremblay, le Maire de Mascouche et président de l’UMQ et Mathieu Lévesque, député de Chapleau à l'Assemblée nationale, ministre délégué aux Régions (Source : UMQ)


Le Sommet électoral l'Union des Municipalités du Québec se tiendra le 18 septembre prochain à Québec. À l'occasion, les chefs et cheffes des principales formations politiques, seront invités à présenter leurs priorités et leurs engagements envers le monde municipal en matière d'infrastructures.

Ce jeudi 18 juin 2026, Guillaume Tremblay, le Maire de Mascouche et président de l’UMQ et Mathieu Lévesque, député de Chapleau à l'Assemblée nationale, ministre délégué aux Régions, ont eu des échanges sur plusieurs priorités municipales dont cette question des infrastructures.

La question des infrastructure s'est déjà présentée dans les débats le 16 juin dernier à l'occasion de la journée de réflexion de réflexion organisée par le gouvernement.

Le tableau peint par l'UMQ

Partout au Québec, les municipalités font face à une réalité incontournable : leurs infrastructures vieillissent plus rapidement que leur capacité à les financer. Le diagnostic est clair et largement documenté. Le rapport « Un modèle arrivé à ses limites : un virage s'impose », coprésidé par Monique Jérôme-Forget et Nicolas Marceau, conclut que le modèle actuel n'est plus viable.

Le déficit de maintien des infrastructures d'eau atteignait 50 milliards de dollars en 2025 et pourrait presque doubler d'ici dix ans. À cela s'ajoute un besoin croissant d'adaptation aux changements climatiques, évalué à au moins 2 milliards de dollars par année jusqu'en 2055. Déjà, certaines municipalités doivent freiner leur développement en raison du manque de capacité de leurs réseaux.

Le tableau ainsi dépeint par l'Union des municipalités du Québec (UMQ) a été présenté le 16 juin dernier, lors de la journée de réflexion du gouvernement du Québec portant sur le coût et le financement des infrastructures municipales.

Le président de l'UMQ et maire de Mascouche, monsieur Guillaume Tremblay, accompagné d'une vingtaine de mairesses et de maires, prenait part à cette journée de réflexion.

La solution de l'UMQ

À l'approche des prochaines élections générales, les élues et élus municipaux placent les infrastructures au cœur du débat public. Ils appellent les formations politiques à prendre des engagements clairs et structurants, ainsi qu'à poursuivre la mise en œuvre d'un véritable plan d'action. Ainsi, pour parvenir à résoudre rapidement cette équation, l'UMQ propose au gouvernement de « regrouper les programmes d'aide financière en infrastructures en un transfert général, stable et prévisible dans le temps, avec maintien des enveloppes existantes ».

L’Union suggère également à Québec d'alléger les normes et les exigences réglementaires imposées aux municipalités en matière d'infrastructures, et de créer un fonds dédié à l'entretien et au maintien de celles-ci.

Toutefois, l'UMQ affirme dans un communiqué qu'elle accueille favorablement la clarification apportée à ce jour par la ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, madame Pascale Déry, concernant l'orientation gouvernementale en matière d'azote total.

La ministre a en effet précisé, lors de la journée de réflexion, que le gouvernement évitera d'imposer de nouvelles exigences sur la norme d'azote total aux municipalités, étant donné qu'elles ne constituent pas la source principale de rejets.

L'application stricte de cette norme aurait entraîné des coûts majeurs pour les municipalités québécoises.