Le lit de la rivière Mistigougèche, photo courtoisie de l'organisation
La galerie d’art Mouvement Desjardins de l’UQAR s’est transformé depuis le début de ce mois de mars en un laboratoire de création écologique avec l’artiste Katia Grenier.
Elle y installe la troisième édition de son projet évolutif intitulé « La ZAD de ce qui est précieux ».
« ZAD est l’acronyme de l’expression “zone à défendre”, un néologisme qui désigne un rassemblement de citoyennes et citoyens qui cherchent à défendre un territoire fragile de certains projets de développements urbains » mentionne Mme Grenier dans un communiqué.
Elle explique avoir emprunté cette expression pour développer un projet de création d’une zone à défendre conceptuelle. Celui de « cueillir et protéger ce qui est précieux pour nous dans notre monde en grande transformation ».
Loin d'une exposition statique, donc, ce qui se passe actuellement à la galerie d’art Mouvement Desjardins de l’UQAR, est une résidence ouverte où le public est invité à participer directement à l’œuvre.
Liberté des rivières
Cette année, l’exposition est dédiée à l’espace de liberté des rivières et Katia Grenier y explore l'hydromorphogéologie en s'intéressant à l'espace naturel dont une rivière a besoin pour bouger, déborder et vivre au fil des saisons.
Du dessin à la photographie, en passant par de la performance tout est là pour illustrer ce mouvement vital avec trois rendez-vous à la clé, à suivre durant le mois de mars.
D’abord, une causerie scientifique et artistique pour réunir des géographes et l’artiste et discuter de la dynamique des cours d'eau. Le rendez-vous est prévu pour le mercredi 18 mars. Cette journée sera suivi le lendemain par la création d’une marionnette géante représentant une rivière animée par le collectif « Les faiseuses de vagues ». Puis le jeudi 26 mars, il est prévu une séance immersive de Shinrin Yoku (bain de forêt) qui permettra aux visiteurs de se reconnecter physiquement à la nature.
L’exposition est accessible gratuitement tous les jours, de 9h à 21h, jusqu’au 31 mars à l’UQAR.