L’équipe de l’Institut TA (Courtoisie)
Plus de 75 % des enseignants québécois manquent de temps pour implanter des pratiques inclusives, alors que près du quart des élèves présentent des difficultés d'apprentissage, selon un sondage de l'Institut des Troubles d'Apprentissage (TA) réalisé auprès de 2 200 professionnels.
L'étude a été publiée en amont de leur 51e congrès prévu du 18 au 21 mars prochain.
L'urgence d'agir
Ces données confirment l'urgence d'agir sur les conditions de pratique du métier de l'enseignant, a déclaré en réaction Lyne Maurier, la directrice générale de l’Institut des troubles d’apprentissage.
Il faut dire que cette étude a révélé plusieurs autres enjeux qui sont en fait, des défis structurels entravant l'accompagnement des jeunes qui ont des besoins particuliers.
Les professionnels de l’enseignement soulèvent à 63 % des répondants, un nombre trop élevé d’élèves ayant des besoins particuliers dans un même groupe.
46 % d’entre eux déplorent ne pas avoir assez de temps pour intervenir de façon individuelle ou en petits groupes.
En plus, 27 % des participants déplorent un climat de classe difficile à l’apprentissage et plus de 24 % des répondants dénoncent un accès limité aux experts essentiels tels que des orthopédagogues, des psychoéducateurs et des orthophonistes.
Ces résultats sont d'autant plus significatifs qu'ils émanent de praticiens chevronnés. Puisque 70 % des répondants au sondage possèdent plus de 10 ans d’expérience dans le réseau de l’éducation.