Photo prise lors de mobilisation des organismes BSL à Rimouski le 27 mars 2026 (C) Alphonse LOGO


À l'approche des élections provinciales d'octobre 2026, Hugo Valiquette et Mélissa Marcil, deux figures bien connues du milieu de l'action communautaire autonome au Québec, veulent des engagements clairs des chefs des partis politiques représentés à l'Assemblée nationale au profit du monde communautaire.

Ils ont mis en circulation une lettre ouverte qui totalisait, en date du 29 juin 2026, au moins 1 600 signatures.

La collecte des signatures par Mélissa Marcil, présidente de l'organisme Les Répits de Gaby (une ressource lanaudoise venant en aide aux personnes vivant avec un trouble du spectre de l'autisme et à leurs familles) et Hugo Valiquette, directeur général de la Table Régionale des Organismes Communautaires autonomes de La Naudière, prend fin ce 30 juin.

L'initiative a été lancée le 26 mai 2026 dans la perspective du 25e anniversaire de la Politique de reconnaissance de l'action communautaire autonome.

Augmentation du financement des organismes communautaires

Dans la lettre ouverte, Hugo Valiquette et Mélissa Marcil réclament des engagements financiers « clairs, publics et chiffrés » pour soutenir ce modèle social qu'ils qualifient d'unique en Amérique du Nord.

Plus précisément, ils revendiquent une augmentation du financement de la mission globale des organismes dès la mise à jour budgétaire de l’automne 2026, ainsi que le respect strict de l’autonomie de ces structures, de leur rôle de transformation sociale et de leurs pratiques citoyennes.

Pour rappel, la politique québécoise de reconnaissance de l'action communautaire autonome a été adoptée en juillet 2001, officialisant la relation entre l’État et le milieu communautaire tout en privilégiant le financement de la mission globale plutôt qu’une approche par projets.

Selon les auteurs, ce modèle se distingue du reste du continent en s'éloignant de la simple charité ou de la philanthropie. Bien qu'ils saluent les avancées historiques obtenues pour les droits des femmes, des familles, des aînés et des personnes LGBTQ+ ou handicapées, le duo estime que « plusieurs de ses objectifs demeurent encore inachevés ».

Toutefois, ils regrettent que le milieu soit trop souvent réduit à un simple rôle de « fournisseur de services » au lieu d'être reconnu comme un vecteur de cohésion sociale et de démocratie.

La lettre rappelle enfin que l'action communautaire autonome au Québec représente une force économique de premier plan.

Selon les données du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQACA) citées par les auteurs, le secteur emploie plus de 54 000 personnes à travers la province, en plus de s'appuyer sur des milliers de bénévoles.