Vues des manifestants à la mobilisation des organismes communautaires de ce 27 mars 2026 à Rimouski (C) Alphonse LOGO
Près de 200 personnes se sont rassemblées au parc de la Gare de Rimouski ce vendredi après-midi. Ce rassemblement régional, point d’orgue d’une première semaine de débrayage, visait à réclamer un soutien accru du gouvernement québécois envers le filet social.
Initié dans le cadre du mouvement national « Le communautaire à boutte », ce mouvement de contestation regroupe 62 organismes au Bas-Saint-Laurent. Malgré un froid mordant, les représentants venus des quatre coins de la région ont martelé un message clair : ils exigent davantage de reconnaissance et de moyens financiers.
Des manifestants ce 27 mars 2026 à Rimouski avec des bandeaux rouges à la main (C) Alphonse LOGO
Émilie St-Pierre, de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) du Bas-Saint-Laurent, a pris la parole, entourée de manifestants arborant fièrement le bandeau rouge.
Extrait du discours de Mme Émilie St-Pierre lors de la mobilisation de ce 27 mars 2026
Tout au long de l'après-midi, les intervenants se sont succédé au micro pour dénoncer l’essoufflement d’un secteur à bout de souffle. Pour ces organismes, le rehaussement du financement est crucial non seulement pour répondre aux besoins grandissants de la population, mais aussi pour garantir des conditions de travail décentes aux travailleurs du milieu.
Appuis politiques de poids
Des acteurs politiques ( Yohann St-Pierre, Pascal Bérubé et Bruno Paradis au premier rang) à la mobilisation de ce 27 mars à Rimouski (C) Alphonse LOGO
La mobilisation a également reçu l'appui de plusieurs figures politiques locales. Le maire de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, ainsi que le candidat péquiste dans Rimouski étaient présents pour soutenir les revendications.
Les deux derniers se sont prononcés à notre micro.
Pascal Bérubé et Yohann St-Pierre expliquent pourquoi ils sont là
Vers une manifestation nationale
Si ce rassemblement clôt la première étape de la grève, la mobilisation est loin de s'essouffler. Les 62 organismes régionaux entameront une deuxième semaine d'action dès ce lundi 30 mars.
Le mouvement culminera le 2 avril prochain par une manifestation d'envergure devant l’Assemblée nationale à Québec. Les revendications demeurent les mêmes : un financement à la mission global et pérenne, la fin du financement par projets et le respect de l'autonomie des organismes, piliers stratégiques de la société québécoise.