CSN


Alors que le nouveau gouvernement issu des élections provinciales du 5 octobre dernier sera dévoilé par le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon pour son entrée en fonction ce mercredi, la pression sociale commence par monter.

C'est le cas avec les syndicats qui élèvent la voix et demandent au prochain gouvernement le rétablissement pur et simple de leurs droits syndicaux, et ce, dans les 100 jours.

Dans une lettre ouverte en date du 15 octobre passé, la présidente de la CSN–Bas-Saint-Laurent, Liette Ross, a dénoncé les lois 4 et 14 que le précédent gouvernement de la CAQ, qu’elle taxe de pro-patronal, a fait voter.

Pour elle, ces lois ont pour conséquences de limiter leur pouvoir d’action des syndicats et de modifier le processus des négociations collectives, favorisant en conséquence la partie patronale.

Il n’est pas question, soutient la présidente régionale du CSN, qu’un gouvernement vienne jouer dans l’équilibre du rapport de force en s’ingérant dans l’organisation interne des syndicats.

Prenant appui sur la décision rendue par le Tribunal administratif du travail (TAT) il y a deux semaines dans la cause des salariées du Jardin de Robi, un CPE du Lac-Saint-Jean, déclarant inconstitutionnel un grand pan du projet législatif de la CAQ, Mme Ross réaffirme que les lois 4 et 14 sont une attaque aux droits fondamentaux des syndicats.

Elle appelle le prochain gouvernement de PSPP à les abroger dans les trois prochains prochains mois