Marcello Vitali-Rosati, Philosophe et enseignant chercheur à l'université de Montréal (C) Alphonse LOGO
Chaque jour sur Internet et les réseaux sociaux, nous vivons au rythme des algorithmes. Il suffit d’un clic, d’un « J'aime » ou même de quelques minutes passées à regarder une vidéo ou à lire un sujet pour que ces algorithmes vous identifient comme ayant un intérêt pour ce type de contenu. Par la suite, ils ne vous proposent plus que des contenus similaires.
Avec ces mécanismes algorithmiques, le choix volontaire disparaît. Les plateformes peuvent être manipulées, ce qui réduit parfois la visibilité d’un journalisme fiable tout en amplifiant la désinformation et la propagande.
Une question se pose : comment se sortir du jeu des algorithmes ?
Une conférence a réuni des centaines de participants autour de cet enjeu lors du 4e Festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer, tenu du 14 au 17 mai dernier au quai des arts de la localité.
Une semaine après la clôture de cet événement, nous vous proposons de revenir sur une solution en trois points proposée par l'un des conférenciers, Marcello Vitali-Rosati, professeur de philosophie à l’Université de Montréal.
En premier lieu, il invite à un investissement massif dans la littératie pour que la totalité de la population comprenne comment fonctionnent ces algorithmes. Surtout les plus petits...
Marcello Vitali-Rosati à l'étape 1 de sa proposition pour se sortir de l'algorithme
Au deuxième point de sa proposition, le chercheur met l'accent sur la transparence dans le fonctionnement de ces algorithmes. Il suggère aux décideurs et aux gouvernants de pousser les grandes firmes à cette transparence. Il explique.
Marcello Vitali-Rosati explique sa vision de la transparence autour des algorithmes
Enfin, Marcello Vitali-Rosati pense qu’il faut encourager la multiplicité des options pour permettre un choix volontaire de ce que l’on a envie de lire ou de regarder sur les plateformes.
Marcello Vitali-Rosati
Le 4e festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer se tenait dans le cadre des Semaines de la presse et des médias autour du thème : « être informé, c'est être libre ».