Une manifestante à Rimouski lors de la mobilisation du 27 mars au parc de la gare (Photo FLO 96.5/Alphonse LOGO)
Les organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent ont entamé ce lundi 30 mars leur deuxième semaine de grève, à l’initiative du mouvement national « Le communautaire à boutte ». Ce grand mouvement de contestation, impliquant au moins 62 organismes de la région, réclame un soutien accru du gouvernement québécois envers le filet social.
Comme partout au Québec, les députés du Bas-Saint-Laurent ont été interpellés afin de recevoir la visite d’organismes et de regroupements en grève. Ces rencontres, qui débutent ce 30 mars, ont pour but de déposer symboliquement les mandats de grève aux élus et de les sensibiliser aux revendications du mouvement ainsi qu'aux réalités de terrain.
Selon un communiqué publié ce lundi en fin d'avant-midi, Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia (présent vendredi lors de la mobilisation à Rimouski), rencontrera une délégation d’organismes des MRC de La Mitis, de Matane et de la Matapédia.
De même, Mathieu Rivest, député de Côte-du-Sud, s'entretiendra avec une délégation de Kamouraska-Montmagny-L’Islet.
« Concernant la ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Amélie Dionne, son bureau a avisé les représentants qu’elle n’avait aucune disponibilité pour une rencontre le 30 mars », souligne la même source.
Mobilisation nationale à Québec
Plusieurs autobus transporteront des manifestants de tout le Bas-Saint-Laurent vers le grand rassemblement prévu devant l’Assemblée nationale, à Québec, le jeudi 2 avril pour clore les deux semaines de mobilisations. On annonce une participation d'au moins 10 000 personnes pour conclure ces deux semaines de grève.
À Rimouski, lors de la mobilisation du vendredi 27 mars qui a rassemblé 200 personnes malgré un froid mordant, les représentants régionaux ont martelé l'exigence d'une meilleure reconnaissance et de moyens financiers accrus pour mener à bien leur mission.
Michel Lessard, directeur de l’organisme « Je raccroche », porte-parole du mouvement « Le communautaire à boutte » pour le BSL
Michel Lessard, de l’organisme « Je raccroche », est l’un de leurs porte-paroles, il nous a expliqué l'importance de
Michel Lessard se prononce au micro FLO/Alphonse LOGO
Cindy Desrosiers, coordonnatrice de la Maison des jeunes de Matane, directrice du travail de rue et responsable de l’hébergement en itinérance pour la Matanie, est également l'une des porte-paroles du mouvement.
Cindy Desrosiers, coordonnatrice de la Maison des jeunes de Matane, directrice du travail de rue et responsable de l’hébergement en itinérance pour la Matanie, et porte-parole du mouvement « Le communautaire à boutte » au BSL - (Photo FLO 96.5/Alphonse LOGO)
Ce cumul de titres et de responsabilités pour une seule personne témoigne, selon elle, du manque criant de ressources.
Mme Desrosiers explique le cumul des postes
Mme Desrosiers nous a également expliqué les raisons de cette mobilisation et les réclamations des organismes
Mme Desrosiers explique à FLO 96.5 les réclamations des organismes
En bref, les manifestants réclament un financement à la mission global et pérenne, la fin du financement par projets et le respect de l'autonomie des organismes, piliers stratégiques de la société québécoise.