Carte de la région du Bas Saint-Laurent et de ses huit MRC (c) gracieuseté de la Table régionale des élu·es municipaux du Bas-Saint-Laurent


Alors qu’il reste moins d’une semaine à la campagne électorale, la Table régionale des élu·es municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) a fait savoir, par communiqué le 29 septembre, qu’elle demande au prochain gouvernement du Québec d’accorder davantage de marge de manœuvre aux régions pour assurer leur développement.

L’organisme estime qu’une plus grande régionalisation de l’action gouvernementale permettrait notamment de mieux adapter les programmes aux réalités des différents territoires et de rapprocher les décisions des citoyens.

Le préfet de la MRC de La Mitis et président de la TREMBSL, Bruno Paradis, soutient que c’est précisément parce que les réalités démographiques, économiques et territoriales varient d’une région à l’autre qu’il faut faire confiance aux régions.

Selon lui, les politiques publiques ne peuvent donc pas toujours être appliquées de la même façon partout au Québec.

L’immigration parmi les enjeux soulevés

La TREMBSL cite notamment l’immigration comme un dossier où les besoins peuvent différer selon les régions. Elle demande ainsi davantage de latitude pour attirer, accueillir et retenir les personnes immigrantes en fonction des priorités régionales.

Le maire de La Pocatière et vice-président de la TREMBSL, Vincent Bérubé, estime qu’une réduction uniforme de l’accès à la main-d’œuvre immigrante pourrait avoir des conséquences importantes dans une région confrontée au vieillissement de sa population et à des besoins de main-d’œuvre.

La forêt comme autre exemple

La gestion du territoire forestier constitue un autre dossier cité par la Table régionale des élu·es municipaux. L’organisme souhaite notamment que les acteurs régionaux soient davantage impliqués dans la planification et l’aménagement du territoire forestier. Il rappelle avoir soumis au gouvernement un projet de Société régionale d’aménagement du territoire forestier.

À l’approche du scrutin, la TREMBSL demande finalement aux candidats et aux formations politiques de préciser leur vision de la gouvernance régionale.