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M. Martin Caron, président général de l’UPA et Mme Christine Fréchette, Première ministre (C) Courtoisie


Au lendemain de l'élection de Christine Fréchette à la direction de la Coalition Avenir Québec et de son accession au poste de première ministre du Québec, l'UPA énumère, dans un communiqué, les enjeux auxquels le milieu agricole québécois est confronté. Une manière de lui rappeler que la tâche qui l'attend s'annonce complexe.

Face à des enjeux économiques, administratifs, réglementaires et territoriaux, Martin Caron, président général de l’UPA, indique qu'il est impératif de s’y attaquer afin « d’accroître l’autonomie et la sécurité alimentaire des Québécoises et des Québécois, tout en contribuant activement au développement économique et territorial de la province ».

Il rappelle à dessein les propositions faites par Mme Fréchette durant la course à la direction en matière agricole, lesquelles pourraient répondre à ces enjeux. Il s'agit notamment de « rembourser les entreprises agricoles en matière de tarification du carbone, de soutenir davantage la relève, de renforcer la présence des aliments québécois dans les établissements publics et d’alléger le fardeau administratif et réglementaire des productrices et producteurs ».

Tenir les promesses électorales

Alors que Mme Fréchette souligne régulièrement l’importance de l’agriculture pour l'économie du Québec, l’UPA s’attend désormais à ce que le gouvernement tienne ses promesses.

Martin Caron dénonce notamment la contribution directe des entreprises agricoles au Fonds d’électrification et de changements climatiques (tarification du carbone), qui dépasse les 550 M$ depuis 2015.

« La ponction de montants exorbitants, alors qu’elles n’ont pas beaucoup d’autres options viables, est une atteinte importante à leur compétitivité », souligne le président général de l'UPA.

Actuellement, moins de 1 % des dépenses de l’État sont consacrées à l'agriculture au Québec, contrairement à la moyenne mondiale fixée à 2 %. M. Caron rappelle donc les attentes considérables des productrices et producteurs au chapitre des budgets agricoles.

Ces attentes concernent surtout « la protection des intérêts agroalimentaires du Québec dans les accords commerciaux (en l’occurrence l’Accord Canada–États-Unis–Mexique) » et « un soutien accru pour les régions périphériques et l’agriculture de proximité ».

« Des mesures visant à mieux contrôler la fiscalité foncière agricole, à réduire le coût du financement de la dette à long terme des entreprises et à appuyer la Fiducie UPA-Fondaction sont aussi requises », soutient le président de l'UPA.

Des enjeux liés aux pressions sur le territoire agricole

Le milieu est aussi grandement préoccupé par la pression constante sur le territoire agricole (étalement urbain, spéculation, projets industriels, construction d’infrastructures, projets énergétiques, etc.).

Le développement éolien, le projet de train à grande vitesse Québec-Toronto ainsi que l’absence de garde-fous concernant les projets dits « prioritaires et d’envergure nationale » alimentent cette pression de façon considérable.

Martin Caron affirme que ces préoccupations s’étendent également à la forêt privée et aux érablières en terres publiques.