Vue rognée du collège des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (Photo Courtoisie TREMBSL)


Au Bas-Saint-Laurent, 57 % des ménages locataires en situation de pauvreté occupent un logement considéré comme inabordable. 59 % d’entre eux affirment qu’il serait difficile pour eux de se reloger s’ils devaient quitter leur habitation actuelle.

De plus, au cours des dernières années, selon les chiffres de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent, 18 % de la population affirme avoir eu de la difficulté à répondre à ses besoins essentiels et à ceux de sa famille une fois les frais d’habitation payés.

Alors que les orientations gouvernementales en matière de santé mentale, d'itinérance et de dépendance font actuellement l'objet de consultations, la Table régionale des élues et élus municipaux du Bas-Saint-Laurent travaille pour une meilleure compréhension et reconnaissance de l’itinérance en milieu rural, et une meilleure inclusion des particularités de la région dans les politiques et programmes gouvernementaux en itinérance.

Le 22 mai 2026, elle a déposé sur la table du gouvernement, à juste titre, un mémoire assorti de 16 recommandations.

Dans un communiqué publié ce 26 mai, la Table régionale des élues et élus municipaux du Bas-Saint-Laurent appelle le gouvernement québécois à faire la différence entre les réalités urbaines en matière d’itinérance et celles du milieu rural.

Le président de ce regroupement, Bruno Paradis, explique :

Bruno Paradis donne plus de détails sur les réalités urbaines vs rurales en matière d’itinérance
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En clair, la TREMBSL dénonce le fait que les politiques et programmes gouvernementaux en itinérance soient « généralement développées sur la base de réalités urbaines et presque sans consultations des milieux ruraux ». Une situation qui fait que les organismes régionaux se retrouvent à devoir moduler leurs plans d’action à des programmes inadaptés à leur réalité.

Elle demande donc au gouvernement de fournir plus d'autonomie au niveau local et régional pour définir les besoins et des solutions adaptées aux réalités territoriales, d'assurer une stabilité de financement aux organismes communautaires qui interviennent en itinérance et de fournir des ressources de soutien technique et des ressources financières aux municipalités pour accroître leur capacité d’action.

Considérant par ailleurs que les vulnérabilités et les risques d’itinérance actuels dans la région du Bas-Saint-Laurent sont exacerbés par des enjeux locaux comme le manque de services de proximité, d’une offre de transport collectif et de logements réellement abordables, la TREMBSL demande aux autorités publiques d'investir substantiellement dans les services de proximité en santé et services sociaux et de préserver la région du Bas-Saint-Laurent des compressions en santé.

Elle appelle enfin à un soutien technique pour le développement des logements, au soutien des demandes régionales de financement des services de transport collectif au Bas-Saint-Laurent, et à un investissement massif dans les infrastructures municipales afin de permettre aux municipalités de mettre à niveau et de construire les réseaux qui pourront approvisionner de nouveaux logements.